Solo instrumental ou vocal

Vâyu (2005)

Pour accordéon de concert
Durée: 
11’

Création le 7 avril 2006 dans le cadre du Festival accordéon 2006 de Drancy, par Anthony Millet, dédicataire de l’oeuvre.

 

Dans la symbolique hindoue, le vent Vâyu, est le souffle cosmique et le Verbe ; il est le souverain du domaine subtil, intermédiaire entre le Ciel et la Terre, espace rempli par le souffle primordial.

Cette œuvre, pour accordéon, est née d’une idée curieuse ! Elle commence par un soupir de découragement ! soupir que l’interprète manifesterait devant le travail intense, inexorable et quotidien pour perfectionner son art.

Ce soupir se développe en souffle. Intrigué, l’artiste joue avec… se démotive à nouveau… et explore son instrument !

Le mélange de ces actions se construit peu à peu et se résoud dans un bruit de « cymbale » d’où naît un son suraigu, qui engendre des différentiels et une mélodie en filigrane.

Pris au jeu, l’interprète le développe et l’affirme. Il rêve à nouveau… une nouvelle mélodie surgit… se déploye… et prend de l’ampleur. Puis avec rage, courage et détermination, l’artiste bégaye un son, le façonne, le nourrit et exprime dans une fougue superbe sa virtuosité. Le souffle cosmique de Vâyu s’est transmuté en vents stellaires.

Cette œuvre est dédiée à Anthony Millet, jeune interprète au grand talent, qui a su me faire partager sa passion pour son instrument. Que Vâyu l’accompagne dans sa quête musicale !

François BOUSCH

 

Chant d'espaces (2014)

Pour clarinette sib
Durée: 
9'

Création le 19 novembre 2014, Amphi Bazin, dans le cadre des jounées angevines consacrées à Roger TESSIER par l'Université Catholique de l'Ouest, par Émilie JACQUIN, clarinettiste.

Chant d’espaces pour clarinette est écrite en hommage à mon ami compositeur Roger TESSIER à l’occasion de ses soixante quinze printemps !

Elle conte la rencontre d’un astre rayonnant symbolisé par le chant initial de la demi-clarinette, chant, qui de temps à autre s’échappe, voire improvise, peu à peu confronté au gaz inter-cosmique, sorte de trame bruitée qui s’émancipe progressivement. Leur périple, rempli d’événements inattendus, belle aventure avec ses déchirements et ses passions galactiques, se résout dans une fusion finale, l’astre rayonnant se sublimant dans un tourbillon sonore.

François BOUSCH

 

Interprète: 
Émilie JACQUIN

Lueurs Vives-Eclipses (1999)

Pour piano
Durée: 
12’

Création le 25 09 1999 dans le cadre du Festival « …Antasten… », 4. Internationales Pianoforum, Städtische Museen à Heilbronn Allemagne, par Yoko Kubo.

Création croate le 23 04 2005 dans le cadre de la Biennale de Zagreb (World Music Days), par Filip Fak

Lueurs Vives-Éclipses

Écrire pour le piano, en cette fin du XXe° siècle, est une aventure délicate et difficile. La littérature de cet instrument est immense, ponctuée d’œuvres sublimes. L’évolution du langage musical depuis 1945 a conduit les compositeurs à enrichir la palette sonore du piano en utilisant des moyens moins conventionnels (préparation du piano comme l’a fait John Cage par exemple, utilisation de l’électronique pour en modifier la perception comme l’a fait Jean-Claude Risset …)

J’ai essayé, dans cette œuvre, de jouer sur toutes les sonorités du piano, en excluant l’utilisation des moyens électroniques. Le titre « Lueurs Vives-Eclipses »  est à la fois un clin d’œil à l’éclipse totale de soleil qui a eu lieu le 11 août 1999, phénomène rare, et une référence aux phénomènes multiples engendrés par le principe d’occultation progressive d’une réalité et de sa réapparition, perceptions différentes de réalités immuables.

Cette œuvre est dédiée à tous les amoureux de ce noble instrument.

François BOUSCH

 

Sélection / Prix: 
Pièce sélectionnée par le jury international des World Music Days de la Société Internationale pour la Musique Contemporaine dans le cadre de la Biennale de Zagreb.

Fission d’Echos (1986)

Pour guitare électrique
Durée: 
8’40

Création le 9 octobre 1986 dans le cadre du Festival Angers Musiques du XX° siècle, au Nouveau Théâtre d’Angers, par Claude Pavy, guitare électrique.

Fission d'échos 

Cette oeuvre, commande du Festival Angers Musique du XXème siècle est dédiée à ceux, qui malgré eux, hier, aujourd'hui et demain, ont été, sont ou seront sujets à des radiations non contrôlées, et plus particulièrement aux nombreuses victimes de l'accident survenu à Tchernobyl en 1986.

La dynamique esthétique de cette oeuvre résulte des deux principes combinés de la fission et de l'écho.

L'exploitation de l'itération et de sa contrariété, de la prolifération contrôlée et des sonorités riches et variées de la guitrelle (guitare électrique), évitant soigneusement le catalogue d'effets, a contribué à l'expression contrastée du paradoxe choisi.

Je remercie particulièrement Claude Pavy, créateur de la pièce, de sa précieuse collaboration et des échanges nombreux et passionnés ayant pour sujet notre instrument réciproque.

François BOUSCH

 

Commande du Festival Angers Musiques du XX° siècle

Ondes Cristallisées (1975)

Pour orgue
Durée: 
10’

 

Les différentes versions d’Ondes Cristallisées sont une prospection du temps. Il m’a paru intéressant de traiter un même problème avec différentes formations ayant un instrument commun : l’Orgue, et pouvant se combiner pour en créer d’autres, donnant ainsi à chaque version un éclairage nouveau. Voici les différentes versions qui ont été envisagées :

  • Ondes Cristallisées pour orgue seul
  • Ondes Cristallisées I pour orgue et voix
  • Ondes Cristallisées II pour orgue et Ondes Martenot
  • Ondes Cristallisées III pour orgue, voix et Ondes Martenot
  • Ondes Cristallisées IV pour orgue et sons fixés.

Seules les versions orgue seul, orgue et Ondes Martenot, et orgue et sons fixés ont été réalisées.

François BOUSCH

 

Réel-Irréel (1973)

Pour Ondes Martenot solo
Durée: 
8’

Création le 23 mars 1973, Studio 105 de Radio France, par François Bousch, dans le cadre de l’émission « Les jeunes Français sont musiciens » de François Serrette.

Reflets (1970)

Pour flûte seule.
Durée: 
2’30

Création à l’occasion du concours d’entrée en classe de composition au CNSM de Paris, en décembre 1970, par une étudiante flûtiste.

Reflets

Cette pièce est sans doute mon « baptême » de compositeur ! En 1970, pour le concours d’entrée dans la classe de composition d’Olivier Messiaen, sur le conseil de Jean-Pierre GUÉZEC mon professeur d’analyse d’alors,  j’ai écrit deux pièces, Reflets pour flûte seule et un nonet pour vents, cordes et guitare électrique qui ne représente pour moi qu’un exercice sans intérêt.

J’ai toujours eu pour Reflets une petite faiblesse ! J’avais tenté de jouer de cet instrument pendant quelques années et j’étais sensible à sa sonorité, la fluidité de son expression diversifiée, son expression pleine d’émotion.

En retrouvant dans mes cartons la partition 36 ans après l’avoir écrite ! j’ai eu le plaisir de réviser l’œuvre. Cela m’a ému ! Lors de cette révision, j’ai corrigé quelques erreurs de notes ! et remanié le phrasé et les nuances.

François BOUSCH (31 07 2006)

 

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