Ensemble pour dix instruments et plus avec ou sans dispositif électronique et/ou sons fixés

Graoully (2007)

Pour saxophone soprano, saxophone alto, clarinette, clarinette basse, cor, tuba, 2 violons, alto, violoncelle, mandoline, accordéon, piano, percussion
Durée: 
8’40

Création le 2 mai 2007 dans le cadre de « Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007 », par le Luxembourg Sinfonietta sous la direction de Marcel Wengler.

Le Graoully (de l’allemand « Graulich », c’est à dire effrayant) terrorisait les habitants de la ville de Metz en Lorraine. Ce dragon vivait dans les marécages de Saint Symphorien et de l’Ile du Saulcy.

En l’an 280, un prêtre chrétien appelé Clément arriva de Rome. Pour obtenir la christianisation des habitants de Metz, ce prêtre noya le Graoully dans la Seille, grâce à son écharpe en l’enroulant autour de la bête. Il devint le premier évêque de Metz.

Lorsque Marcel Wengler m’invita à écrire une pièce pour les solistes du Luxembourg Sinfonietta, dans le cadre du projet Luxembourg et Grande Région, Capitale culturelle européenne 2007, je me suis souvenu de cette légende messine. Le symbole du dragon, si riche en imaginaire, influence la conception musicale de l’œuvre, évocation sonore de ces principes ambivalents.

Je remercie vivement Marcel Wengler, compositeur et chef d’orchestre aux multiples talents, président de la section luxembourgeoise de la Société Internationale pour la Musique Contemporaine, directeur musical du Luxembourg Sinfonietta, de son invitation qui m’a permis cette évocation symbolique du Graoully

François BOUSCH

 

Tresses d'Ondes (2013)

Pour 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinette sib, 2 pianos, 2 vibraphones, 2 échantillonneurs, 1 percussion, 2 violons, 1 alto, 1 violoncelle, 1 contrebasse
Durée: 
5'30

Commande de la Ville de Juvisy-sur-Orge

Création le 1er février 2013 à l'auditorium du Conservatoire Claude Debussy à Paris, dans le cadre de la Semaine du son, par l'ensemble Unis-Sons et l'Atelier percussions du Conservatoire Georges Bizet, sous la direction de Jean-Louis VICART.

Merveilleuse idée que celle de Jean-Louis VICART, chef d’orchestre passionné sachant valoriser la pratique des amateurs sans faire de concession, que de réunir quatre compositeurs et leur demander d’écrire une courte pièce pour les interpréter en regard de celle de Steve REICH : City Life.
Quel Challenge aussi, compte tenu de l’originalité et de la facture de l’œuvre de référence.

Je me suis mis à l’ouvrage, curieux de savoir ce que je pourrais bien écrire sans enfiler les chaussons de ce compositeur de renom, en empruntant la formation instrumentale utilisée, pour faire part de mon émotion envers cette belle ville de Juvisy-sur-Orge.
Véritable carrefour routier, ferroviaire, aérien, mais également aqueux ! - la Seine et l’Orge y coulent des jours heureux ! Comment exprimer cette particularité qui donne son originalité à cette belle ville ? Ses parcs, sa gare, son marché, son activité luxuriante et ses habitants sympathiques.

Cette œuvre est construite autour de quatre idées principales : la nature, l’enfance, l’activité urbaine, la communication et ses réseaux enchevêtrés. Les sons des échantillonneurs ont été pour la plupart cueillis sur place : à la gare, au marché, à l’école, dans les rues... discrètement, avec la complicité des instruments, ils nous invitent à la balade, à la découverte de la ville et de ses habitants sous un jour renouvelé.

Je remercie Jean-Louis VICART pour son imaginaire très riche, son talent éloquent et cette merveilleuse invitation au voyage et Michel BAUMANN pour l’aide remarquable et efficace qu’il a apporté à la réussite de ce superbe projet. Tresses d’ondes leur est légitimement dédiée.

François BOUSCH 

 

Interprète: 
Ensemble Unis-Sons et l'Atelier de percussion du Conservatoire G. Bizet sous la direction de Jean-Louis VICART

Talea Tempore (1992)

Pour flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, trompette, trombone, percussions, harpe, piano, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse
Durée: 
10’

Création le 12 mai 1992 dans le cadre de la 5° Biennale de l’Essonne, Salle de la Terrasse à Gif-sur-Yvette (91), par l’ensemble Sine Qua Non sous la direction de Nicolas Brochot, et en Espagne, à Madrid, dans le cadre des concerts de la Casa de Velasquez. La création Suisse eut lieu dans le cadre des Journées pour la Nouvelle Musique à Zurich par l'ensemble S. sous la direction de Jurg Henneberger.

Talea Tempore est écrit pour un ensemble instrumental de quinze solistes.

C'est la première fois depuis de nombreuses années que je n'ai pas fait appel si peu que ce soit aux moyens électroniques.

Dans cette œuvre, j'ai essayé de mettre en valeur le rythme sous différents aspects. En tant que tel comme expression du temps ; mais aussi de façon sous-jacente en couches de taleae qui émergent sous diverses formes-matières de souffles et de résonances. Ces taleae résultent du pavage magique hexagonal de Clifford W. Adams, véritable essence de l'oeuvre, élément unificateur de l'évolution spectrale et rythmique.

François BOUSCH

 

Sélection / Prix: 
Pièce sélectionnée par la section française de la Société Internationale pour la Musique Contemporaine pour l’envoi aux World Music Days 2001 à Yokohama au Japon.

Knom (1986)

Pour flûte, clarinette, cor, trompette, trombone, percussions, cymbalum, 2 violons, alto, contrebasse
Durée: 
8’

Commande des Perspectives XX° siècle, Radio France, en hommage à Thelonius Monk

Sources Vives (1985)

Pour 12 voix solistes, flûte, clarinette, cor, violoncelle, piano, claviers électroniques, 2 Ondes Martenot, guitare électrique, percussions, sons fixés et dispositif
Durée: 
20’

Création le 20 mars 1985, Centre Pompidou à Paris, par l’Ensemble de l'Itinéraire et le Groupe Vocal de France, sous la direction de Michel Tranchant. Dispositif : Augusto Mannis et François Bousch.

 

Sources Vives

Le monde symbolique extrêmement riche des arcanes majeures du Tarot, réseau inextricable de relations subtiles, donnera quelques clés pour mieux percevoir Sources Vives.

Cette pièce essaie d’être une synthèse de pièces précédentes ayant exploré chacune un aspect d’une recherche amorcée voilà plus de dix ans.

En 1981 Forces Vives tentait une approche de ce que j’appelle la triple relation imbriquée de la matière, de l’espace et du temps. En 1982, Spirales Insolites explorait dans cette même voie la transformation du son instrumental. Pluie-lumières (1983) abordait la même problématique avec des instruments électroniques.

Aujourd’hui, Sources Vives, est une nouvelle étape de cette quête et fait appel aux moyens réunis du Groupe de Musique de Chambre Expérimental (transformation du son instrumental classique), de l’Ensemble d’Instruments Electroniques et du Groupe Vocal de France, palette sonore aux multiples facettes.

La prochaine halte devrait permettre d’affiner, grâce aux moyens informatiques, les domaines combinés de l’espace et de la matière. Le chemin est toujours aussi passionnant, riche d’embûches et de surprises, il conduit peut-être vers l’œuvre totale (?), opéra futur, associant image et son dans leurs expressions plurielles (vidéo, musique, chorégraphie, mime…).

François BOUSCH

 

Commande de l’Etat

Spirales Insolites (1982)

Pour 2 flûtes, clarinette, clarinette contrebasse, cor, harpe, synthétiseur, percussions, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse et dispositif
Durée: 
17’

Création le 20 mars 1982 dans le cadre de « Musiques Nouvelles 3 », Auditorium Maurice Ravel, la Part Dieu, à Lyon, par l’Ensemble de l’Itinéraire sous la direction d’Alexandre Myrat

Spirales Insolites

Le monde des spirales est fascinant : innombrables, elles engendrent en se superposant des rythmes étonnants quelquefois insolites. L'analogie avec les spectres sonores et leurs multiples facettes, tantôt harmoniques, tantôt inharmoniques, souvent ambigus, a suggéré une matière luxuriante parfois explosive, riche en rebondissements.

La structure de la pièce s’articule en 11 sections. Chacune d’elle s’appuient spectralement sur un couple « porteuse/modulante » dont l’intervalle s’accroît jusqu’à retrouver le son d’origine.

Spirales insolites utilise différents aspects de bruits (pression exagérée des archets, étincellophone et maracas en canon, ring-modulation suraiguës), des délais imperceptibles lissant les glissandi des flûtes, des accents déchirants de clarinette contrebasse dans un style improvisé, des spectres issus directement de la modulation de fréquence, une rythmique en accéléré/ralenti progressif, un travail sur le timbre très fin.

La symbiose entre l’écriture instrumentale et le dispositif électro-acoustique (transformant discrètement les sons plutôt qu’ils ne les amplifient), provoque des sons de synthèse « inouïs » et renforce la cohésion entre les sons instrumentaux et leurs résultantes acousmatiques.

François BOUSCH

 

Commande de Radio France
Editeurs: 
Editions Salabert

Imparfait plus que Parfait (1972)

Pour 4 jazzoflûtes (dans la salle), 1 onde Martenot, 1flûte, 1 violoncelle, 3 trombones, 1 trombone-basse, percussions, guitare électrique, orgue électronique
Durée: 
15’

Création le 15 décembre 1972, Studio 105 de Radio France, par l’ensemble du CNSM de Paris sous la direction de Gérard Wilgowicz, dans le cadre de l’émission « Les jeunes Français sont musiciens » de François Serette.

Imparfait Plus que Parfait

C’est l’image de la vie, le cheminement de l’Etre, le renoncement de l’Avoir, la découverte progressive de la lumière.

De l’Alpha à l’Oméga, l’éternité insoupçonnée reste toujours présente (orgue électronique). Les trombones, la percussion, la guitare électrique, symbolisent la Nature ; la flûte et le violoncelle, la Raison ; l’Onde Martenot, la voix de l’Au-delà ; les flûtes à piston, rayons de l’Espace cosmique. Ils s’interpénètrent peu à peu jusqu’à devenir… vers l’Eternité.

François BOUSCH

Interprètes de la création le 15 décembre 1972, studio 105 de Radio France, dans le cadre de l’émission de François Serette « les jeunes français sont musiciens »  :

Danielle Blanquet, Yves Brustaux, quatuor de trombone Marc Soustrot, Nadine Guyot (violoncelle), André Salm (flûte), Pierre Deville, Dominique My, Claude Crousier, Christiane Renault, Valérie Hartmann (Ondes Martenot), et François Bousch guitare électrique.

Critiques :

Anne Rey, Le Monde, 15 05 1974

Un contrepoint d’apparence sérieuse s’ouvre par instants sur des perspectives floues, des arrière-plans indécis, une sonorité hésitante ou effilochée. Comme dans un certain théâtre, la raison dérape imperceptiblement.

Gérard Mannoni, Le Quotidien de Paris, 16 05 1974

…se déroule de façon assez linéaire. Une certaine obsession du chromatisme et de la continuité du son, mais une atmosphère indéniable, aux étranges colorations poétiques.

 

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