Ensemble pour cinq instruments avec ou sans dispositif électronique et/ou sons fixés

Mémoires Tissées (1996)

Pour flûte (aussi flûte basse), clarinette (aussi clarinette basse), piano, violon et violoncelle
Durée: 
8’

Création le 13 mai 1996, dans le cadre du Festival Aspekte de Salzbourg , par l’Atelier Musique de Ville d’Avray sous la direction de Jean-Louis Petit.

Mémoires tissées s’inscrit dans la continuité de Talea tempore pour 15 instruments et Arc en ciel pour alto et orchestre.

Cette pièce fait appel à la symbolique chinoise du Yi-King pour sa forme et s’appuie également sur l’ordonnancement du pavé magique de Clifford W. Adams (sorte de carré magique hexagonal) pour la trame rythmique de trois taleae superposées et son contenu spectral.

La matière sonore revêt ici cinq états : silence, son pur, spectre harmonique, spectre inharmonique et bruit.

Chacun des huit trigrammes fondamentaux du Yi-King exprime trois aspects : les résonances, les grains et les souffles. Le trait plein est interprété par un aspect dominant. Les huit trigrammes se succèdent avec un seul changement entre deux symboles. Ces huit transitions prennent en compte l’aspect symbolique des trigrammes en jeu, autant de suggestions, d’impressions et de sensations que la musique essaie d’exprimer.

La création de Mémoires tissées eût lieu dans le cadre du festival Aspekte de Salzbourg le 15 mai 1996 par l’Atelier Musique de Ville d’Avray sous la direction de Jean-Louis Petit.

François BOUSCH

 

Commande de l’Etat
Sélection / Prix: 
Pièce sélectionnée par la section française de la Société Internationale pour la Musique Contemporaine pour l’envoi aux World Music Days 2002 à Hong Kong en Chine.

Pluie Lumières (1983)

Pour 2 Ondes Martenot, clavier électroniques, guitare électrique, percussions et dispositif
Durée: 
12’

Création le 20 juin 1983 dans le cadre du Festival Franco-japonais, Musée Guimet à Paris, par l’Ensemble d’Instruments électroniques de l’Itinéraire.

Pluie-Lumières est écrite pour l’Ensemble d’Instruments Electroniques de l’Itinéraire dont la formation utilise la lutherie du XX° siècle : synthétiseurs polyphoniques, orgues électroniques, ondes Martenot, string ensemble, guitare électrique, percussions amplifiées, alliant ainsi les possibilités sonores de la musique électronique à la souplesse de la musique instrumentale.

L’écriture, la finesse et la richesse des sons, les traitements et les processus (séquencer, suiveur d’enveloppe, modulations à anneau, micro-intervalles), les sonorités « inouïes » forment une mosaïque suspensive de volumes sonores, un peu à l'image des particules qui forment la lumière.

François BOUSCH

 

Points de Suspension II (1977)

Pour 2 Ondes Martenot et synthétiseurs, 2 guitares électriques et percussions
Durée: 
8’40

Création le 8 novembre 1977 à Cognac, par l’Ensemble d’Instruments Electroniques de l’Itinéraire : 2 Ondes Martenot, 2 guitares électriques, percussions, synthétiseurs, string ensemble, orgue électronique, synthétiseur Farfisa.

Points de suspension 2

L’œuvre s’articule autour du solo d’une Onde Martenot et met à profit les longues résonances dont sont capables les nouveaux modèles d’Ondes Martenot.

De la résonance d’un sol grave naît, à partir des harmoniques, toute une musique composée de sons complexes (modulations entre les deux Ondes, volumes de souffles travaillés et colorés des guitares, percussion amplifiée et filtrée).

Après une première partie de couleur plutôt sombre, « suspensive », une seconde partie plus brillante, scintillante (harmoniques aigües de l’orgue, scintillements de synthétiseur etc.…) éclaire l’œuvre.

Le sol initial réapparaît à  la fin, dernier « point de suspension »…

François BOUSCH

 

Oasis du Temps (1977)

Pour 2 Ondes Martenot et synthétiseurs, 1 guitare électrique et percussions
Durée: 
15’

Création le 7 avril 1977 dans le cadre du Festival de Royan, Palais des Sports de Royan, par L’ensemble d’Instruments Electroniques de l’Itinéraire : 2 Ondes Martenot, synthétiseur, guitare électrique et percussion.

Oasis du Temps

La musique comme le temps naissent du mouvement.

L’œuvre est née d’une réflexion sur le paradoxe suivant : l’impossibilité d’arrêter le temps et donc de créer une musique immobile d’une part, et la tension constante pour y parvenir d’autre part. Ainsi la pièce est-elle une méditation sur le son dont l’architecture est formée de complexes d’espaces des différents paramètres et de points de rencontres et d’équilibres.

Ces courts moments d’équilibres peuvent êtres assimilés à l’image sonore de l’Oasis du Temps.

François BOUSCH

 

Gloria (1976)

Pour quintette de cuivres
Durée: 
3’30

Création le 3 octobre 1976 dans le cadre de Musique en Armagnac, réalisation par plusieurs compositeurs des prières d’une messe, à l’église de Lectoure, par l’ensemble ARS NOVA.

Commande d’Ars Nova

OM (1975)

Pour 5 Ondes Martenot
Durée: 
22’

Création le 9 mars 1976 dans le cadre d’un concert de l’A.C.I.C., au Musée Guimet à Paris, par le Sextuor Jeanne Loriod.
Autre exécution le 2 avril 1976 à la Villa Médicis par le Sextuor Jeanne Loriod, enregistré par la RAI, puis par Radio France dans le cadre de l’émisssion de François Serrette «les jeunes français sont musiciens».

OM pour 5 Ondes Martenot, commande de l'État, a été écrit à la demande de Jeanne Loriod pour son ensemble.

Inspiré de l'OM des yogis, l'oeuvre commence par de grandes respirations qui s'amplifient peu à peu jusqu'à l'apparition du son, celui-ci se développe à son tour et éclate finalement après avoir maintes fois hésité.

Cette oeuvre est dédiée à Jeanne Loriod, Maurice Martenot, Odile Marcel et Maurice Ohana.

François BOUSCH

 

Commande d’Etat

Rêve au Soleil des Ombres (1974)

Pour clarinette, basson (aussi jazzoflûte), violon, alto, violoncelle, triangle et cymbale cloutée joués par le chef
Durée: 
17’

Création le 13 mai 1974, Carré Thorigny à Paris, par l’Ensemble de l’Itinéraire sous la direction d’Alain Louvier.

Rêve au Soleil des Ombres

Rêve au Soleil des Ombres est écrit pour violon, alto, violoncelle, clarinette si bémol et basson. J’ai confié au chef un triangle et une cymbale cloutée, au clarinettiste et au bassoniste les jazzoflûtes, illustrations musicales suggérées dans mon rêve.

On y trouvera les atmosphères qui me sont chères, la poésie que j’aime et une certaine idée du rythme dans la musique.

Cette œuvre est un hommage à mon Maître bien-aimé Olivier Messiaen.

François BOUSCH

Interprètes de la création :

Jean-Pierre Sabouret : violon, Geneviève Renon : alto, Etienne Péclard : violoncelle, Jean-Max Dussert : clarinette, Michel Tavernier : basson

Alain Louvier : direction

La critique :

Anne Rey

Un contrepoint d’apparence sérieuse s’ouvre par instants sur des perspectives floues, des arrière-plans indécis, une sonorité hésitante ou effilochée. Comme dans un certain théâtre, la raison dérape imperceptiblement.

Le Monde 15 05 1974

Gérard Mannoni :

… se déroule de façon assez linéaire. Une certaine obsession du chromatisme et de la continuité du son, mais une atmosphère indéniable, aux étranges colorations poétiques.

Le Quotidien de Paris 16 05 1974

 

Commande de l’Etat
Editeurs: 
Editions Rideau Rouge

Couleur Arc en Ciel (1973)

Pour 2 Ondes Martenot, 1 guitare électrique et 2 percussions
Durée: 
15’

Création le 15 mars 1974, Studio 105 de Radio France, par l’Ensemble de l’Itinéraire sous la direction de Catherine Comet, dans le cadre de l’émission « Les jeunes Français sont musiciens » de François Serrette.

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